Neuf d’Épées Renversé dans le Tarot

Il y a six cartes dans le jeu de tarot portant le chiffre deux. Elles sont chacune distinctes et peuvent sembler avoir peu de choses en commun, mais elles sont unies dans leur réflexion sur certains thèmes. La paire de cartes des arcanes majeurs du Tarot comportant le chiffre deux est la carte de la Grande Prêtresse, numérotée 2, et la carte du Pendu, numérotée 12. Chacune des quatre couleurs des arcanes mineurs du Tarot (Bâtons, Coupes, Épées et Pentacles) possède également une carte numérotée deux. Les thèmes de chaque carte numéro deux peuvent être résumés comme la patience, l’équilibre, les extrêmes et les luttes inhérentes à ces processus.

  • La patience peut être le chemin vers une grande récompense ou une conscience supérieure, mais elle peut aussi produire un ennui qui inspire l’apathie sinon l’autodestruction.
  • L’équilibre peut vous apporter une vie de riche diversité et de possibilités dynamiques, mais il est aussi exige des charges de travail et de temps pour s’occuper des nombreux détails qui construisent une vie.
  • Les positions extrêmes sont souvent nécessaires pour que vous puissiez établir votre identité et définir qui vous êtes et ce que vous appréciez, mais vous vous sentez très isolé lorsque vous vous retrouvez seul dans un état extrême.

Lorsqu’une carte avec le chiffre deux apparaît dans votre lecture du Tarot, ces thèmes sont sur le point d’apparaître dans votre vie, si ce n’est déjà fait. Si plus d’une de ces cartes apparaît dans la même lecture, cette énergie est palpablement proche de la surface et très influente dans votre vie.

Les Arcanes Majeures

La Grande Prêtresse

La Grande Prêtresse est la carte de rang deux la plus élevée du Tarot. Aussi glamour que son titre puisse paraître, comprenez qu’elle n’est pas de la royauté. Elle a gagné sa position en équilibrant la connaissance et la sagesse. Ce processus a bien sûr exigé une grande patience de sa part. Cela se manifeste par une nature froide qui n’est pas foncièrement généreuse. Elle apporte son expertise et l’objectivité qu’elle a acquise lorsqu’on l’appelle à l’action, mais elle n’est pas une assistante. Les années d’expérience que cette carte représente soulignent une patience qui l’amène à penser d’abord à elle-même. Ce comportement extrême la met à part dans l’exclusivité, peut-être même dans la célébrité, mais il la séquestre également de l’immersion dans une vie agréable.

Lorsque La Grande Prêtresse apparaît dans votre lecture, votre besoin de chercher une solution aux déséquilibres peut vous isoler car les autres ont l’impression que vous vous comportez de manière égoïste.

Le Pendu

Le Pendu, numéroté 12 dans le Tarot, est l’autre carte de l’Arcane majeur comportant le chiffre deux. La nature pathétique de cette carte est tout d’abord apparente. Comment une carte comportant une figure aussi lugubre peut-elle être considérée comme un parent dans le Tarot de la mystérieuse et élégante Grande Prêtresse ? Ils ont tellement de choses en commun si vous regardez juste sous la surface. Le pendu choisit d’être dans cette position. C’est la carte de la rétention de soi. La retenue du pendu est comparable à l’apathie blasée de la grande prêtresse. Elle doit être interpellée avant d’apporter son aide, tout comme Le Pendu attendra que quelque chose dont il se soucie se présente avant de s’extraire de sa situation.

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Si Le Pendu apparaît dans votre lecture, vous attendez votre heure, peut-être par patience et compréhension, mais peut-être aussi par dépit ou par attitude défaitiste.

Les Arcanes Mineurs

Le chiffre deux orne quatre des cartes assorties du Tarot ; celles-ci sont également connues sous le nom d’Arcanes Mineurs. Ces cartes portent toutes les thèmes de leurs arcanes majeurs, mais lorsqu’une seule d’entre elles apparaît dans une lecture, cette énergie est périphérique au tableau d’ensemble. Si deux de ces cartes se jumellent ou accompagnent La Grande Prêtresse ou Le Pendu, les préoccupations du numéro deux du Tarot sont renforcées au point d’être centrales dans votre lecture.

Deux des Bâtons

Le thème de la patience est montré dans le Deux des Bâtons comme un homme récompensé pour son travail et sa créativité. Il tient un globe et sait qu’il a fait son propre chemin dans le monde. L’équilibre d’une vie agréable avec un patio manifestement sûr, mais confortable, ne l’empêche pas d’être un homme du monde, comme le révèle ici le cadre au bord de l’océan. Il y a des extrêmes qui doivent être équilibrés dans ce cadre calme : Sa présence physique domine la carte, mais en fixant le globe, sa concentration mentale est dans le domaine de l’imagination.

Deux de Coupes

Le Deux de Coupes est la seule carte du Tarot numéro deux qui comporte plus d’une personne. Ici, deux amis échangent des coupes et illustrent le fait que les échanges interpersonnels permettent d’équilibrer la vie émotionnelle d’une personne. La stabilité et la nature agréable de cette carte ne vont pas sans l’extrême d’une tête de lion ailée illusoire flottant au-dessus de ce couple. Le fait qu’ils n’en soient pas conscients fait écho à la distance de la Grande Prêtresse et à l’apathie du Pendu. Leur moment d’union et d’amitié est privilégié, peu importe l’extrême des visions qui existent dans le monde.

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Deux d’épées

Bien que la femme représentée dans le Deux d’épées ait les yeux bandés, notez l’équilibre précis avec lequel elle pointe ses épées. L’équilibre qu’elle a atteint est la victoire, car ses épées, représentant les idées et les mots, sont parfaitement équilibrées. Son bandeau fait écho à la distance créée entre elle et les autres personnes. Les extrêmes du bandeau sont presque une illusion car le croissant de lune éclaire peu la nuit – comme Le Pendu, elle pourrait retirer le bandeau quand elle le souhaite, mais comme La Grande Prêtresse, elle préfère le garder et embrasser les extrêmes du mystère.

Deux des Pentacles

Le Deux des Pentacles illustre le thème de l’équilibre des extrêmes. Un homme au drôle de chapeau est sur la terre ferme tandis que l’océan se balance d’avant en arrière, et pourtant il ne se contente pas de s’accrocher à ce qu’il possède. Il jongle avec ses pentacles dans une danse infinie, appréciant les extrêmes et prenant peut-être même des risques avec son état autrement sûr dans le monde. Ce comportement énergique est une réaction à l’ennui ; ce qui se manifeste comme de la patience dans d’autres cartes avec le chiffre deux n’est plus ici. À sa place se trouve un contentement de vivre dans le moment présent où tout est en suspens parce que rien n’est sûr. Le Deux de Pentacles révèle que dans les extrêmes, la paix et l’illumination que nous recherchons dans le progrès patient sont rapidement délivrées, bien qu’elles puissent ne pas être aussi durables.

Dernière modification le 27 mai 2021

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